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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 17:39

Le mois dernier, Stéphane Hessel affirmait à Thorens-Glières que l’ « Europe va droit dans le mur ». Alors que les « Indignados » madrilènes viennent de lever le camp sur la Puerta del Sol, l’auteur d’Indignez-vous ! revient sur son engagement européen.


P1080701.JPGStéphane Hessel à Thorens-Glières, le 14 mai 2011


Quelle était votre vision de l’Europe, à la fin de la guerre ?

            A la Libération, la construction d’une Europe pacifique ne semblait pas seulement possible : elle était indispensable. Les Résistants et les déportés dans les camps de concentration nazis étaient pour la plupart des Européens convaincus.

 

A Thorens-Glières, lors de la réunion annuelle des « Citoyens Résistants d’hier et d’aujourd’hui », vous avez affirmé que « l’Europe doit être un lieu où les valeurs du CNR doivent être appliquées et non bafouées ». Comment appliquer ce programme à l’Europe s’il est disloqué en France ?

            Le programme du CNR était évidemment conçu pour être appliqué en France : il s’agissait là d’un programme national. Mais il reposait sur de grands principes que l’on pouvait appliquer partout en Europe de l’Ouest.

            A l’époque, nous n’envisagions pas un vaste élargissement à l’Est. Aujourd’hui, les valeurs du CNR devraient être appliquées à l’ensemble de l’Union européenne (UE).

            Si ce programme est « disloqué » en France, il l’est aussi dans d’autres Etats : l’Europe actuelle va dans un sens exactement contraire. Parce que dans les années 1960, l’Europe n’était pas encore victime des forces de la mondialisation et du capitalisme. Le programme des « Jours heureux » devrait donc avoir aujourd’hui un cadre fédéral. Mais s’il est encore « rattrapable » en France, il est bien loin d’être réalisé ailleurs.

 

Y a-t-il eu un consensus sur le projet européen dans le programme du CNR ? Comment expliquer que ce consensus ait volé en éclats alors que les Etats européens allaient économiquement bien mieux qu’aujourd’hui ?

            Oui, il y a eu un consensus dans le programme du CNR, mais il n’était pas explicite pour la France. Nous voyions l’Europe de l’époque comme un immense projet à construire. Ce travail devait naturellement s’inscrire dans la durée. Cela dit, il y eut immédiatement des résistances nationalistes à surmonter dans différents Etats.

            Pourquoi ce consensus a-t-il volé en éclats ? L’essor économique de l’Europe n’a pas favorisé une union politique. C’est une union économique, faisant office de pis-aller, qui s’est construite. Dans cette « CEE » (« Communauté économique européenne », ndlr.), le commerce et l’économie furent prioritaires. L’UE est bien unie sous le signe de la mondialisation, c'est-à-dire des marchés capitalistes. Des hommes comme Jean Monnet espéraient pourtant réaliser un projet politique commun. La communauté d’intérêts économiques devait en fin de compte laisser place à une communauté politique…

 

Quel regard portez-vous sur l’Europe aujourd’hui ? Quelle Europe appelez-vous de vos vœux de  « résistant d’hier et d’aujourd’hui » ?

            Une Union européenne fondée sur des valeurs fondamentales et démocratiques, portées par les Résistants, qui n’acceptent pas la décrépitude d’une Europe uniquement dirigée par les intérêts commerciaux des Etats membres : voilà mon vœu !

            L’Europe a impérativement besoin des valeurs fondamentales à défendre : ces valeurs étaient la base du CNR. Une telle Europe est actuellement souhaitable et nécessaire. Mais elle est aujourd’hui enfermée dans une société mondiale mue par les marchés et le capital. Autrement dit : elle va droit dans le mur ! 

P1080703.JPG

Que pensez-vous du mouvement des « Indignados »1 espagnols et de leurs revendications pour une « démocratie réelle, maintenant ! » ?

            Ils ont tout à fait raison, bien sûr : en Espagne comme en France et dans le reste de l’Europe, nous avons besoin d’une nouvelle vision de la démocratie. Une démocratie directe, désirée et réalisée par ses citoyens.

            Aristote définissait trois types de régime politique : la tyrannie, l’oligarchie et la  démocratie.  La tyrannie (le gouvernement d’un seul), nous l’avons connue dans les années 1930-1940. L’oligarchie (le gouvernement par une petite élite), nous sommes en plein dedans.

Quant à la démocratie, il faut la réinventer pour la faire enfin s’appliquer, sur les deux rivages de la Méditerranée.

            La démocratie européenne n’est pas assez directe : elle donne des pouvoirs énormes à la finance et n’est promue et défendue que dans une vision libérale du monde, dans un projet de marchés, de mondialisation et de libre-échange.

            Il faut donc revendiquer une démocratie qui tiendrait compte des besoins de tous et de chacun. C’est ce à quoi aspirent les « Indignés » en Espagne, en France et les insurgés des pays arabes, où l’on voit bien avec quelle violence les régimes tyranniques répondent à cette aspiration !

 

L’Union européenne (UE) doit-elle s’étendre, en intégrant p.ex. des pays comme la Serbie, la Turquie ou encore la Croatie ? Pourquoi s’étendre si chaque Etat se replie sur lui-même à la moindre « crise » traversée ?

            Voilà la question fondamentale. En théorie, il faudrait qu’à chaque crise, les instances européennes renforcées — dans le cadre d’une Europe fédérale, p.ex. — soient capables de manifester leur solidarité. Cela empêcherait les Etats de l’UE et les voisins proches (la Croatie, la Turquie, etc.) de se replier sur eux-mêmes.

            L’UE doit en outre pouvoir apporter des réponses et un réel soutien aux pays membres qui traversent ces crises. Ce fut le cas en Grèce, en Irlande ou au Portugal. Mais l’Europe ne le fait pas encore assez bien, car elle est avant tout soumise au marché mondial dont j’ai parlé.

            Néanmoins, l’UE apporte des éléments de réponse : il faut donc continuer à étendre le modèle démocratique européen, à condition d’être assez fort pour venir en aide à chaque Etat en difficulté.

 

Comment lutter contre un repli identitaire des membres de l’UE ? Les frontières ne sont-elles pas d’abord intellectuelles ?

            Ah ! C’est une vaste question ! Je dirais qu’il faut lutter contre la tentation identitaire en faisant bien comprendre aux citoyens de chaque pays membre qu’un repli sur soi ne peut qu’accroître leurs problèmes et leurs difficultés. Renoncer à l’euro pour revenir à une monnaie nationale, par exemple, est tout simplement insensé : cette monnaie serait immédiatement attaquée par les marchés et produirait une inflation gigantesque.

            Quant à l’espace Schengen, sa fermeture (provisoire) entend répondre à une situation conjoncturelle. Nous faisons face à des mouvements migratoires dont nous ne soupçonnions pas la violence. Qu’à ce moment-là, les différents Etats essaient de repousser les migrants, cela peut se comprendre, mais cette attitude n’est évidemment ni européenne, ni responsable. Il faut donc protéger la liberté de circuler à l’intérieur de l’Europe, tout en maintenant une concertation intelligente au niveau européen.

            Vous parlez de « frontières intellectuelles » : c’est sûrement vrai. Voilà pourquoi nous devons absolument défendre l’éducation de jeunes citoyens européens. Afin qu’ils prennent conscience que l’Europe fédérale peut apporter des solutions concrètes et défendre un certain nombre de valeurs. Voilà ce qu’intellectuellement, nous devons faire comprendre.

 

L’écrivain et résistant Jorge Semprun s’est éteint le 7 juin. Que vous inspire sa disparition ?

            Jorge Semprun était un ami très cher dont la mort m’a beaucoup attristé. Le décès de sa femme avait été pour lui une rude épreuve, et je crois qu’il traversait une période très sombre. Pourtant, il n’a jamais cessé d’être un Européen convaincu ! Chaque fois que j’ai parlé avec lui, il répétait : « Nous devons construire l’Europe ! ». Il n’y avait pas plus européen que Semprun : il l’était absolument, dans ses livres et de toute sa conscience. Son identité était aussi fragmentée que ce continent. Il était à la fois espagnol, français, allemand, hollandais... Ainsi doit-on le considérer comme l’un des plus grands Européens d’aujourd’hui.

 

Propos recueillis par Baptiste Cogitore
Photos : Claire Audhuy©

1 Indignez-vous ! s'est vendu à 400.000 exemplaires en Espagne. Le mouvement des Indignados, nourri par la lecture de l'opuscule de Stéphane Hessel, est né à Madrid, peu avant les élections municipales et régionales du 22 mai. Les Indignados protestaient contre le chômage des jeunes diplômés (près de 45%), l'apathie et la corruption de la classe politique espagnole, et revendiquaient un changement de mentalités sous le slogan "Democracia real ya!" ("Démocratie réelle, maintenant!").

Par baptiste cogitore - Publié dans : rencontre
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 11:30

« Far East », exposition photographique de Vanessa Chambard

Galerie « La Chambre », à Strasbourg

jusqu'au 26 juin 2011

 

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Vanessa Chambard©

Conquête de l'Est

Il est certains voyages qui vous transforment. Celui qu’entreprit, à l’automne 2007, la jeune photographe sortie de l’Ecole des Gobelins, Vanessa Chambard, en fait indéniablement partie. L’idée initiale : réaliser, avec une amie journaliste, un reportage sur l’émigration en Roumanie et en Bulgarie, pays fraîchement entrés dans l’Union européenne. Mais à bord de leur Peugeot 309, les voyageuses font l’expérience difficile du portrait. Entre ceux qui refusent de se faire photographier et les aléas techniques ou financiers, s’ouvre alors un espace de liberté que Vanessa Chambard ne pensait pas découvrir. « Au fil des rencontres improvisées, le projet de reportage devient un voyage », écrit-elle. Un voyage à la fois extérieur et intérieur, qui change le regard de l’artiste sur les pays qu’elle traverse. L’enquête se métamorphose ainsi en journal photographique de ce « road movie » à l’orientale.

 

De ces régions inconnues, l’artiste conserve davantage la mélancolique « beauté des paysages » à la « lumière froide, un peu voilée, un peu triste », que la chaleur des rencontres humaines. Les hommes, quand ils apparaissent, sont toujours lointains. Quant aux animaux, qui sont  le fil rouge de cette exposition d’une vingtaine de clichés, on les imagine volontiers errants, comme laissés à leur propre liberté. Car « Far East » est bien le récit visuel d’une errance à laquelle se soumet, plus ou moins volontairement, l’oeil qui rapporte ces images, de la Transylvanie mythique aux bords de la Mer noire.

 

En choisissant peu à peu de se livrer à la contemplation des paysages, Vanessa Chambard ne renonce pas pour autant à transcrire une angoisse, un mystère, au cœur de ses images. Un no man’s land près du château de Dracula où une chienne vient frôler une silhouette encapuchonnée ; une piscine fumant comme un chaudron de sabbat ; une lande perdue où rôdent les loups sont autant de mythes à réinventer, de lieux à investir…

 

Le brouillard, par le vide visuel qu’il impose sur la plupart des clichés de « Far East », abolit à la fois les espaces et le temps. Les pays et les frontières disparaissent, comme dans cette photographie où la brume épaisse annule une ligne d’un horizon invisible, entre le ciel, la mer et le rivage jonché de détritus. Ou encore ce tas de bornes kilométriques amoncelées au bord d’une route traversant une forêt. Chaque cliché rendu atopique (aucune légende ne vient renseigner le spectateur) renvoie ainsi le regard de chacun à l’identité de ces deux pays, « comme égarés dans un entre-deux fragile et indéfinissable, entre est et ouest, entre hier et demain, entre ici et ailleurs ».

 

« Far East » s’inscrit dans la photographie de paysages, que la galerie strasbourgeoise « La Chambre » promeut dans sa saison 2010-2011. Des lieux qui permettent à l’œil photographique de porter sur le monde un regard oscillant entre réalité et imaginaire, mêlant documentaire et poésie. Un regard qui interroge la notion même de paysage et de limite.

 

Baptiste Cogitore

Par baptiste cogitore - Publié dans : exposition
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 14:09

À écouter sur la Web-radio FLUX 4

En flux continu #12 - émission radio du 21 avril 2011

Cercle de silence mars 2010

"Cercle de silence" du 30 mars 2010 / photo ©Vincent Hanrion

Depuis dix ans, la situation des demandeurs d’asile et des immigrés en situation irrégulière ne cesse de se dégrader. Respectivement fondés en 1939 et 1983, la Cimade et le Casas agissent chaque jour pour aider juridiquement les plus démunis.

Entre la dénonciation de lois iniques et l’espoir en une réaction citoyenne, les invités de Flux 4 évoquent leur travail quotidien, dans une Europe de plus en plus recroquevillée sur ses peurs.

Avec :

Simone Fluhr, du Collectif pour l’Accueil des Solliciteurs d’Asile de Strasbourg (Casas)

Matthieu Birker, chargé de projet-Europe au bureau local de la Cimade

et Grégory Jérôme, conseiller à l’Ogaca (Agence de conseil des organismes culturels)

Par plate-forme - Publié dans : solidarité/citoyenneté
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 17:41

À Strasbourg, Médecins du Monde est la seule organisation qui assure des soins  aux Roms vivant aux alentours de la ville. Tous les mercredis, ils se déplacent dans les campements sauvages et proposent des consultations gratuites dans leur camping-car.

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Près de Koenigshoffen, octobre 2010.

Reportage de Baptiste Cogitore, octobre 2010.

Par plate-forme - Publié dans : santé
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 21:43

Shrink or die ?

 

Depuis le 17 février, la rumeur est devenue certitude : la septième édition du festival de théâtre Premières, consacré aux premières créations de jeunes metteurs en scène européens est « reportée » — euphémisme pour éviter de dire qu’elle est bel et bien annulée— alors que la programmation était, elle, quasiment bouclée.

 

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La fréquentation du festival Premières lors des éditions précédentes oscillait entre 70 et 75%

 

Les organisateurs du festival, dont la première édition eut lieu en 2004, ont annoncé jeudi 17 février dans une conférence de presse et sur le site du Théâtre national de Strasbourg (TNS) que « la contraction depuis quatre ans des financements des Théâtres nationaux, qui restent confrontés aux inéluctables augmentations de leurs coûts de fonctionnement, conduit la direction du TNS à ne plus pouvoir participer à la 7e édition du festival Premières, initialement prévu du 2 au 5 juin 2011 ».

 

En clair : le seul théâtre national de province depuis 1972, ne peut plus maintenir la programmation de sa prochaine saison et le festival Premières, face à l’augmentation des coûts de son fonctionnement : évolution du prix des matières premières pour les costumes, les décors, réévaluation des salaires, etc. Parent pauvre de la Comédie française (budget : 34 M€[1]), de Chaillot (18 M€) ou de l’Odéon (16 M€), le TNS est, avec le Théâtre de la Colline, doté du budget le plus étriqué : 11 millions d’euros. Mépris parisien pour les provinciaux clament les uns. Coût de la vie moindre qu’à Paris, rétorquent les autres. 

 

Avec une fréquentation gravitant autour des 90% à chaque saison, le TNS est par ailleurs le seul Théâtre national pourvu d’une école qui forme, au sein d’un même groupe des élèves comédiens, régisseurs, scénographes, metteurs en scène et dramaturges. Environ 50 élèves sont donc toujours simultanément présents dans l’École, pour une scolarité qui dure trois ans et alterne des cours, des stages, et des travaux collectifs dirigés par des artistes en exercice.

Directrice du TNS, Julie Brochen annonçait mi-février, dans une circulaire interne, un éventuel report du festival Premières au printemps 2012 à condition de réunir, d’ici là, des fonds suffisants pour assurer une programmation qui donnerait à cette rencontre très prisée des Strasbourgeois (3 500 places vendues sur les 5 000 disponibles en 2010 et une fréquentation oscillant entre 70 et 75% selon les éditions), « les moyens de son ambition » : 270 000 euros auraient ainsi été nécessaires à la nouvelle édition.

 

Parmi les pistes à développer, la ville d’Offenburg, en Allemagne, apparaît comme un partenaire privilégié : une partie de la programmation des prochaines éditions pourraient y être installée, rendant envisageable l’attribution de nouvelles subventions européennes. Le festival Premières a d’ailleurs toujours maintenu un lien fort avec l’Allemagne, puisque de jeunes metteurs en scènes allemands étaient présents à chaque édition. Il serait aujourd’hui logique, dans cet esprit européen, que Premières rayonne par-dessus les frontières nationales.

 

Le TNS et Le Maillon, Théâtre de Strasbourg qui organisent ensemble cette manifestation depuis 6 ans, ont réaffirmé leur souhait du « maintien du festival Premières par un redéploiement de sa dimension artistique, publique et européenne ». Pour beaucoup de jeunes metteurs en scène, le festival Premières offrait l’opportunité de commencer une carrière sous les meilleurs auspices : on se souvient ainsi de Simon Delétang et de sa mise en scène de Petit camp (texte de Pierre Mérot) en 2006, aujourd’hui metteur en scène et co-directeur du Théâtre Les Ateliers, à Lyon. Ou d’Ilay den Boer et de Ceci est mon père, pièce autobiographique ultra-sensible sur l’antisémitisme aux Pays-Bas en 2010. Metteurs en scène et comédiens sont donc les premiers touchés par l’annulation du festival, tout comme les programmateurs des théâtres européens qui, ici comme en Avignon, venaient découvrir des auteurs et des compagnies pour les produire dans leurs salles.

 

Alerté depuis la précédente édition qui avait frôlé l’annulation, le ministère de la Culture n’a pourtant pas cru bon augmenter ses subventions pour cette édition mort-née, alors que Premières avait vu ses autres partenaires renforcer leur participation : la Ville de Strasbourg via le Théâtre du Maillon, ou l’Union des Théâtres de l’Europe.

 

À la fin de l’édition 2010 de Premières, Julie Brochen déclarait  « Le théâtre n’existe qu’en état de crise ». Jusqu’à un certain point.

 



[1] Ces chiffres concernent le budget total et ne distinguent pas les recettes (dues aux entrées) des subventions d’Etat.

Par Baptiste Cogitore - Publié dans : théâtre
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