Lendemain amer

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8h30 sur l'autoroute A4 : des files de CRS et de gardes mobiles retournent vers Paris. Strasbourg se réveille lentement après une semaine d'occupation et trois jours d'affrontements violents. Les hélicos ont cessé leur balai au-dessus de la ville. On s'était presque habitué à leur présence incessante. Etrange. Sur l'Avenue des Vosges, on croise encore quelques camionnettes. A travers leurs vitres teintées, on devine ici ou là un CRS endormi, renversé dans son fauteuil. Il finit de récupérer.

Sur France Info, Roland Ries (maire PS de Strasbourg) explique aux journalistes que les habitants et les manifestants sont en colère. D'avoir subi les violences des Black Blocks malgré le lourd dispositif de sécurité, de n'avoir pas pu faire entendre le message pacifiste des opposants à l'OTAN venus des quatre coins de l'Europe. D'avoir été coincé par les forces de l'ordre, si bien qu'on ne sait plus tout à fait si c'est à cause des Blocks ou des CRS que la manifestation n'a vu que 1000 ou 2000 personnes sur les 40 000 attendues.


BC

Publié dans Sommet de l'OTAN

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