Sursis pour les familles réfugiées à Strasbourg

Publié le par baptiste cogitore

La Ville de Strasbourg prolonge à ses frais l'hébergement de réfugiés tchétchènes

 

La nouvelle est tombée lundi soir, vers 21 heures, par la voix de Marie-Dominique Dreyssé, adjointe aux Affaires sociales de la Ville de Strasbourg. D’après Mme Dreyssé, un accord aurait été trouvé entre la mairie et la préfecture pour éviter que les enfants tchétchènes ne passent encore la nuit dehors. Après plus d’une semaine de mobilisation et de pression quotidienne, les associations et les familles peuvent-elles se sentir soulagées ?

D’après certains militants associatifs, la Ville paierait actuellement le prix fort en attendant la reprise en charge des réfugiés par l’État : c’est en effet par elle que passent les instructions du SAMU social (le 115). C’est probablement le prix à payer pour éviter une opposition publique entre Roland Ries (maire PS de Strasbourg) et Pierre-Étienne Bisch (préfet de région). En effet, en ouvrant un toit aux familles, M. le Maire montrerait clairement son désaccord sur la politique d’expulsion et de désengagement menée par l’État. Cette situation pourrait donc encore durer un moment.

Pour l’instant, les familles en situation irrégulière vont donc rester hébergées aux frais de la Ville, mais les arrestations et les expulsions ne seront pas interrompues pour autant. Selon la Convention de Dublin, elles sont toujours menacées d’être renvoyées dans le premier pays à les avoir contrôlées, c'est-à-dire en Pologne, où leur sécurité est loin d’être assurée.

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