L'appel des étudiants et personnels grévistes
Malgré l'ampleur de leur mobilisation à Strasbourg et dans la France entière, la Présidence ne cesse de tenter d'enrayer leur action. L'Amphi 1, lieu principal de nos décisions et où devait se dérouler notre assemblée générale était bloqué comme nous arrivions à l'Université. Il s'agissait de chaînes, écho de ce dans quoi la direction voudrait nous enrouler. Les étudiants et personnels désireux de faire valoir leur droit de se réunir démocratiquement, n'ont pas cédé à l'obstruction : pour rentrer, ils ont scié les chaînes.
Bien qu'outrés par ces mesures de répression mesquine, les étudiants et personnels ne s'étonnent pas. Voilà deux mois en effet qu'ils connaissent ce genre de traitement. A la veille du sommet de l'OTAN (qui comme on pouvait s'y attendre a été utilisé comme un prétexte pour casser la mobilisation), le Patio, occupé par ses étudiants, s'est retrouvé bloqué de toutes parts... mais par la direction.
Entrées et sorties nous étaient défendues, par une junte de vigiles spécialement défrettée qui empêchait l'accès au toilettes et celui de tout ravitaillement en nourriture et en eau. A défaut de la police, qui ne devait arriver que peu après, la Présidence lâchait déjà sur des étudiants qu'elle ne représente décidément pas, les hommes d'une entreprise privée. Cela s'inscrit dans la logique qui est la sienne depuis les débuts du mouvement : collaboration directe avec le gouvernement en place, travail de sape permanente du mouvement universitaire, accusations mensongères (épisode du cambriolage du BVE), instrumentalisation d'une soi disant « opinion universitaire » justifiées par des pétitions qui ne sont que l'expression d'une autre minorité...
- Semestre plancher pour tous les étudiants de l'UDS (10 pour tous)